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Published 24/06/2022 by Vincent Kermarec

Un impact non négligeable du COVID-19 sur les déplacements professionnels.

 

Le COVID-19 a considérablement bousculé les habitudes de déplacement des professionnels. 68,8% des répondants au sondage expriment ainsi des difficultés à voyager depuis le COVID. Ils sont même 38,7% à décrire ces déplacements comme « très difficiles voire extrêmement difficiles à organiser ».

 

 

Les voyages les plus difficiles à organiser sont ceux entre les villes secondaires ou de taille moyenne, de province à province. Les participants au sondage ont ainsi souligné la difficulté de voyager de manière directe entre les régions, ce qui était déjà le cas avant la crise, mais qui s’est encore accentuée depuis. Les freins à la mobilité sont divers : réduction du nombre de lignes aériennes, annulations, impossibilité de se restaurer, suppression des rendez-vous par peur de rentrer en contact avec le virus… Se déplacer n’est pas une sinécure depuis un an.

 

Les professionnels relativement optimistes quant à la reprise de la mobilité après la crise sanitaire.

 

Plus de la moitié (50,3%) des répondants estime que les difficultés évoquées plus haut vont se résorber après le COVID.

 

Il est étonnant qu’autant de personnes pensent que la situation concernant les transports va revenir à la normale après le COVID. En effet, la plupart des indicateurs démontrent le contraire : d’une part la situation sanitaire actuelle va perdurer encore pendant plusieurs mois et nous devrions continuer d’alterner entre des phases de confinement et de déconfinement successives, de l’autre, une grande partie des lignes supprimées ne rouvriront probablement pas. Les transports ne retrouveront donc sans doute jamais leur situation d’avant-crise et cette étude tend à montrer que la majorité des gens n’en a pas encore vraiment conscience.

 

Néanmoins, ils sont quand même 27% à penser que les déplacements vont rester « compliqués voire très compliqués ». Cette inquiétude concerne en particulier les déplacements entre villes secondaires (province-province) que nous avons évoqués car de nombreuses lignes intérieures, en particulier aériennes, ont été supprimées à cause du COVID et ne reprendront pas après la crise.

 

Le projet de loi visant à interdire toute création de liaisons aérienne pour des trajets pouvant être réalisés en moins de 2h30 de train fait aussi craindre à de nombreuses entreprises une aggravation de l’enclavement pour les régions peu ou mal desservies.

 

De nombreux besoins de déplacement pour les professionnels.

 

Autre chiffre intéressant : en moyenne les professionnels estiment leurs besoins de déplacements de plus de 300km à 2 par mois (28 par an en moyenne), la médiane tournant elle autour de 15 déplacements de plus de 300km par an. Cela révèle un réel besoin de mobilité et démontre que malgré l’essor du numérique (la visio-conférence notamment), le contact humain et donc les déplacements physiques demeurent essentiels au business.

 

 

Parmi les moyens de transports envisagés, la voiture et le train restent privilégiés pour les déplacements courts, mais pour ceux supérieurs à 300km, l’avion est le plus souvent évoqué.

 

Le recours à l’aviation privée est envisagé… mais peu concrétisé.

 

Pour faire face à une situation de transports fortement dégradés, nombreux ont été les professionnels à envisager d’utiliser un avion privé pour leurs déplacements (76,7% des répondants au sondage !). La possibilité de voyager de manière flexible, à la demande, en réduisant le nombre de contacts a évidemment séduit en cette période de crise.

 

Mais dans les faits, ils sont moins nombreux à y avoir finalement recours : seulement 28,2% des répondants ont effectivement loué un avion pour réaliser ces déplacements. La raison principale de ce « non passage de l’intention à l’acte » ? L’idée que se font les professionnels du prix de la location d’un avion privé.

 

 

« Louer un avion c’est cher » : le frein principal à l’utilisation de l’aviation privée.

 

Si tous sont unanimes pour reconnaître les bénéfices retirés d’un voyage en avion privé, les professionnels sont en général plutôt réticents à passer l’acte, du fait de l’idée qu’ils se font du prix du service. 60% des répondants à notre sondage estimaient ainsi que louer un avion privé ne rentrait pas dans le budget de leur entreprise.

 

 

Il est néanmoins intéressant de noter que sur un exemple de trajet déjà réalisé à partir du portail OpenFly, à savoir un trajet de 500 km, en 1h10, moyennant un budget global de 1900 € HT pour 4 collaborateurs, seulement 31,9% des répondants ont jugé le prix trop élevé… 47,2% l’ont jugé acceptable et 20,8% l’ont même qualifié d’ « abordable ». Cela laisse entendre que les prix plus accessibles proposés sur OpenFly peuvent susciter une augmentation de l’utilisation de ce type de service.

 

L’arrivée des avions électriques dans l’aviation légère : une mutation qui va doper l’utilisation de ce mode de transport

L’arrivée très rapide d’avions électriques sur le marché de l’aviation légère (les pilotes d’aujourd’hui se forment déjà sur des avions électriques certifiés, plus d’informations sur www.aerolease.green) suscite de l’intérêt auprès des professionnels. 45,4% d’entre eux estiment qu’ils utiliseront plus l’aviation privée une fois que ces avions seront disponibles pour des vols d’affaire. (d’ici 2 à 3 ans).

 

Les raisons sont doubles : une prise de conscience écologique (voyager en avion électrique permettant de réduire son empreinte carbone) mais aussi un prix plus abordable, les avions électriques ayant des coût d’exploitation moins élevés que les avions actuels !

 

 

Conclusion : l’aviation privée représente un moyen de transport d’avenir

 

Même après la pandémie, il y a fort à parier que l’offre de transport demeure dégradée. Les lignes supprimées ne rouvriront pas, pour l’écrasante majorité d’entre elles.

 

Pour autant, cette situation n’est pas aussi préjudiciable qu’on ne l’imagine pour les déplacements. Ceux-ci restent possibles, en respectant certaines règles.

 

À l’avenir, du fait notamment de l’émergence de moyens de télécommunications de plus en plus efficaces, on imagine que les déplacements seront plus ponctuels que réguliers et que les modes de transport vont devoir s’adapter à cette nouvelle donne. Le transport de masse semble avoir vécu, tout du moins, sur les liaisons intérieures. L’aviation privée, de plus en plus envisagée, possède déjà aujourd’hui de nombreux atouts pour les professionnels mais demeure freinée par son coût, jugé pas encore assez accessible.

 

Pour autant, l’arrivée très prochaine d’avions électriques avec des coûts d’entretien et de maintenance plus faibles devrait changer la donne et participer à la démocratisation de ce mode de transport.

 

 

Voir les avions disponibles sur OpenFly